"Alors Lazare m'a envoyé sa femme, puis son coiffeur, puis son curé. Ils parlaient de lui, de ce qu'il faisait, de ce qu'il disait après sa résurrection. Ca m'a intéressé. J'ai pris des notes. Alors lazare m'a expédié les gens de son village, les humbles et les autres : les notables, les garants des oredres sociaux, moraux, affectifs. Et ils parlaient. Tout seuls. De Lazare et des retombées du miracle sur leur existence. Oh, pas de grandes idées ! Parce que, voyez-vous, quand on est mort, comme disait Brecht, pas de problèmes, c'est pour longtemps. Mais quand on ressucite, on est confronté à trop d'envies. A trop de problèmes. Très concrets." (G. François, 16 mai 1989)
20 personnages ; 90 monologues de 2 à 24 lignes. Pour dire ce qui est advenu de Lazare après que le Christ l'ait ressucité sans lui demander son avis.